La France est le plus gros consommateur en Europe d'avocat, un fruit aux multiples vertus. Mais au Mexique, premier producteur mondial, l'explosion de la demande est en train de créer une catastrophe écologique.

Des records en consommation d’eau

La culture de l’avocat nécessite de l’eau, beaucoup d’eau ! Et ce marché devenu lucratif exige – sans compter le bilan carbone – 1.000 litres d’eau pour trois avocats : soit environ 500 milliards de litres d’eau par an. Véritable danger pour l’environnement, cet important besoin en irrigation pour un seul fruit, induit une surexploitation des nappes phréatiques, surtout durant les mois de l’année où la pluviométrie est moins favorable.

Un transport énergivore

Par ailleurs, le transport des avocats de l’Amérique Latine (Pérou, Chili, Mexique) vers l’Europe se fait via des trajets de centaines de kilomètres en camion, exige une réfrigération à 6°C pendant une vingtaine de jours de transport en bateau. À cela s’ajoutent les besoins d’emballage et de stockage dans une mûrisserie, avant que le fruit soit soufflé à l’éthylène pour être mûri.

Une déforestation et des cultures sauvages

Plus alarmant encore, pour faire face à cette forte demande des consommateurs, certains agriculteurs mexicains « plantent clandestinement des avocatiers au milieu des pins« , Certains gros producteurs vont jusqu’à raser les forêts pour planter des avocatiers.Une faune menacée

À ces fléaux environnementaux, s’ajoute la menace de la disparition progressive de la faune(oiseaux rares, pumas, coyotes, papillons monarques).

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